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Céphalée de tension !

La céphalée de tension est le mal de tête le plus fréquent : une douleur légère à modérée, en pression ou en bandeau serré, des deux côtés de la tête.

Mis à jour 2026-10-29

Structures concernées

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Ce que c'est

Céphalée primaire avec une douleur bilatérale en pression ou en serrement, d'intensité légère à modérée, non aggravée par l'activité courante et généralement sans nausées. C'est la céphalée la plus fréquente dans la population générale.

Qui est touché

Très fréquente dans le monde à tout âge, un peu plus chez la femme. La plupart des personnes n'ont que des épisodes occasionnels et ne consultent jamais ; la forme chronique est moins fréquente mais invalidante.

Causes

  • Céphalée primaire : pas de maladie structurelle sous-jacente
  • Sensibilité accrue des voies de la douleur de la tête et du cou (périphérique et centrale)
  • Facteurs déclenchants fréquents : stress, mauvais sommeil, repas sautés, postures prolongées

Facteurs de risque

  • Stress psychologique, anxiété et dépression
  • Troubles du sommeil
  • Postures inadaptées prolongées (ordinateur ou téléphone)
  • Abus de traitements antalgiques de crise (forme chronique)
  • Sexe féminin

Physiopathologie

Les muscles péricrâniens sont souvent sensibles, mais leur rôle est discuté. Les épisodes peu fréquents dépendraient surtout de mécanismes douloureux périphériques, tandis que les formes chroniques font intervenir une sensibilisation centrale des voies de la douleur dans le tronc cérébral et le noyau spinal du trijumeau.

Classification

  • Épisodique peu fréquente (moins d'un jour par mois en moyenne)
  • Épisodique fréquente (1 à 14 jours par mois)
  • Chronique (15 jours ou plus par mois pendant plus de 3 mois)
  • Avec ou sans sensibilité péricrânienne

Symptômes et signes

  • Douleur bilatérale en pression ou en bandeau
  • Intensité légère à modérée
  • Non aggravée par la marche ou la montée des escaliers
  • Ni nausées ni vomissements ; au plus une photophobie ou une phonophobie
  • Épisodes durant de 30 minutes à plusieurs jours
  • Muscles du cuir chevelu, du cou et des épaules sensibles

Diagnostic

Clinique
Diagnostic clinique fondé sur les critères de la Classification internationale des céphalées, un examen neurologique normal et l'absence de signes d'alerte. Un agenda des céphalées aide à préciser la fréquence et la consommation de médicaments.
Examens
Aucun examen systématique. Bilan sanguin, comme les marqueurs inflammatoires, seulement si une autre cause est suspectée.
Imagerie
Inutile lorsque l'histoire est typique et l'examen normal. TDM ou IRM cérébrale en présence de signes d'alerte.

Diagnostic différentiel

  • Migraine sans aura
  • Céphalée par abus médicamenteux
  • Céphalée cervicogénique
  • Dysfonction temporo-mandibulaire
  • Céphalée secondaire (hypertension intracrânienne, artérite à cellules géantes, sinusite)

Objectif du traitement

Soulager les épisodes, réduire la fréquence des céphalées, éviter l'abus médicamenteux et agir sur les facteurs déclenchants.

Traitement

Médical
Épisodes aigus : antalgiques simples (classe du paracétamol) ou AINS, sur un nombre limité de jours par mois pour éviter la céphalée par abus médicamenteux.
Médical
Formes fréquentes ou chroniques : traitement de fond, les antidépresseurs tricycliques étant la classe la plus utilisée.
Conservateur
Approches psychologiques comme la thérapie cognitivo-comportementale, la relaxation et le biofeedback.
Rééducation
Kinésithérapie pour la posture et la mobilité cervicale ; l'acupuncture est proposée par certaines recommandations.
Mode de vie
Régularité du sommeil, des repas et de l'exercice ; gestion du stress.

Complications

  • Céphalée par abus médicamenteux
  • Céphalée chronique quotidienne
  • Baisse des performances professionnelles ou scolaires
  • Anxiété et dépression associées

Pronostic

La céphalée de tension épisodique est bénigne. La forme chronique peut persister des années mais s'améliore souvent avec un traitement de fond et la prise en charge de l'abus médicamenteux et des troubles de l'humeur associés.

Prévention

  • Régularité du sommeil et des repas
  • Activité physique
  • Gestion du stress
  • Limiter le nombre de jours de prise d'antalgiques de crise

Testez-vous

Réfléchissez à la réponse, puis touchez la question pour la voir.

Quels signes distinguent la céphalée de tension de la migraine ?

Une douleur bilatérale en pression, d'intensité légère à modérée, non aggravée par l'activité, sans nausées et avec au plus une photophobie ou une phonophobie.

Comment définit-on la céphalée de tension chronique ?

Une céphalée 15 jours ou plus par mois pendant plus de 3 mois, avec les caractéristiques d'une céphalée de tension.

Quelle complication suit l'usage fréquent d'antalgiques de crise ?

La céphalée par abus médicamenteux.

Quelle classe médicamenteuse est la plus utilisée en traitement de fond de la céphalée de tension chronique ?

Les antidépresseurs tricycliques.

Une imagerie est-elle nécessaire pour une céphalée de tension typique avec un examen normal ?

Non ; l'imagerie est réservée aux signes d'alerte ou aux formes atypiques.

Maladies associées

Information éducative, pas un avis médical. En cas de symptôme, consultez un professionnel de santé.

Sources: Muscle Contraction Tension Headache (StatPearls (NCBI Bookshelf), 2024).

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Modèle représentatif, à des fins éducatives uniquement.

Aponévrose épicrânienne (galéa) mis en évidence sur le modèle 3D de Durgical